23 mars 2006

Quand la brume se posait, Egide se souvenait irrémédiablement de son étreinte. Ce soir sur New York, malgré les nombreuses lumières et néons, on ne voyait pas plus loin que le croisement de la rue. La ville où il ne faisait jammais nuit était plongée dans une atmosphère des plus lugubres. Il avait en outre besoin de croquer dans la grosse pomme. Une faim, qu'il conaissait bien lui tiraillait les entrailles. Il avait besoin de se nourrir. Comme à ses habitudes, il avait retenu cette envie jusqu'à ce qu'elle devienne une obsession. Il choisit donc les vêtements qui pouvaient le mieux convenir à la tâche de cette nuit. Un vieux pull élimé, et un jean's plus que délavé. Egide avait besoin de sang. Il s'en voulait un peu pour le plaisir qu'il ne pouvait s'empêcher de prendre quand la volupté s'approchait de ses lèvres. Il choisissait ses victimes parmi les prostituées, les junkies. De temps en temps, il donnait la chance, à un dandy pauvre comme il aimait les appeler, de mettre fin à son errance, ou à un ouvrier qui ne lui avait rien demander. Il était heureux que Daphné ne soit pas présente quand il se comportait en buveur de sang.

Pour se donner des forces, il trainaît dans le vieux New York. Il s accoudait au bar et se noyait dans la misère humaine. Les humains semblaient si faibles, quand tard dans la nuit, accoudés au bar, ils se laissaient échoir. Il la conaissait cette humanité là. Il la chérissait malgré ce qu il était obigé de faire. Il était cependant obligé de s'imprègner de cette ambiance pour pouvoir réaliser ce meutre. Il savait qu'avec le nombre de nuits d abstinences qu'il s'était infligé, il serait obligé de tuer. Surtout qu il préssentait qu'il aurait besoin de toutes ces forces pour les nuits futures. Ce n'était pas encore le moment de sélectionner sa proie même si la nuit avançait. Maintenant qu'il s'était bien impregné de toute la noirceur suffisante pour faire l acte, il marcha vers le vieux port.

Les bruits des ouvriers italiens lui plaisaient. Cette fièvre contrastait avec les bruits des bars. Il avait besoin d 'être comme dans un état second. Il se cacha donc derriere les contenaires pour pouvoir mieux observer. Ce soir, son terrain de chasse serait ici. Il avait remarqué un petit atelier où ils faisaient leur pause, l'un après l'autre. Cet atelier était isolé. Il pourrait donc chasser librement. Il avait appris, de celui qui l'avait étreint, comment se cacher dans les ombres, pour qu'on ne se rende pas compte de sa présence. Les humains, autour, venaient toujours voir le cadavre trop tard.. Quand il était parti.

Il mit donc son plan à excécution. L'ouvrier un peu impotant, buvait son café et fumait sa cigarette seul dans l'atelier. Il ouvrait la porte de la remise. Il prit le temps de tourner le loquet. L 'ouvrier n avait même pas eu le temps de crier, se retrouvant avec une main sur sa bouche. La rapidité du vampire rappelait l'eclair qui s abattait sur ca cible. Il lui planta ses canines dans la jugulaire Il but et sentait le coeur de la victime se ralentir tandis que le sien accelerait, jusqu'a ce que le coeur de l ouvrier ne batte plus. Ses levres étaient rouges carmin. Un peu de sang tombait sur son pull. L'ouvrier était vite exsangue. Il s'essuya donc la bouche. Il eut besoin d un grand moment de tendresse. Mais celle un peu fausse qu il ne trouverait pas avec Daphné. Besoin d autres bras qu'il paierai pour expier.

Il se rendait donc dans le quartier périphérique ou des prostituées faisaient le trotoir. Il n'était pas tres reluisant à voir. Même si avoir bu, lui redonnait un teint plus rouge que d'habitude. Il savait cependant que tout se payait, il n'eu donc aucun mal à trouver une prostituée un peu joli qui voudrait bien de lui. Il trouva donc une brune, Daphné était blonde, il était hors de question, qu'il la trompe avec une blonde. Elle portait une veste de cuir noir et des bas résilles qui laissaient entrevoir de chaudes possibilités. il l'invita donc, dans un hotel minable, payé à l'heure. Elle y rentra. Elle otait sa veste rapidement, ainsi que son t shirt, elle se retrouvait mi nu. Il l'embrasse dans le cou, lui planta ses canines, tout en lui passant la main sous la jupe. Il sentait que le plaisir montait en elle. Il lui décrocha la jupe et la poussa sur le lit où il continua à la mordre. Elle en voulait plus et acrocha sa main dans ses cheveux. Egide gardait son pantalon, ce que regrettait la fille. Il lui referma le trou sur le cou et partit comme il était venu en laissant trois beaux billets de banque sur la table de nuit. Le lendemain, il se réveillait avec la gueule de bois se méprisant un peu. A la fois d'avoir tromper Daphné et de s'être comporter en animal.

Dans la grotte, il faisait sombre mais la lune laissait passer quelques uns de ses rayons par l'ouverture. Sorgue regardait Egide dormir. Il savait qu'il se réveillerait plus tard comme tous les nouveaux nés. "Plus ils viellissaient et plus ils se levaient tôt". Quand la lune s'était déplacée, Egide se réveillait. Il ne se souvenait plus très bien de ce qui lui était arrivé. Comme s'il sortait d'un cauchemar. Sorgue était prêt à répondre à ses questions. Egide, cependant, sorta de la grotte, attiré par la vie de la forêt. Il était encore étonné de voir la nature si bien :

"- Que m'arrive t'il pourquoi je ne suis pas rentré au village cette nuit? Qui êtes vous? Que m'arrive t'il?

Les questions se succedaient l'une après l'autre comme si une fois que l'une était posée, les autres venaient à leur suite comme un syphon.

- Je te l'ai dit hier soir dit Sorgue, tu n'es plus le bienvenu au village. Tu fais partie maintenant des êtres de la nuit.
- Je ne crois pas à ces surperstitions. Egide ne voulait pas déplaire à celui pour qui il éprouvait une étrange affection

- Et pourtant, il faudra bien y croire. Tu ne sens plus ton sang couler dans tes veines. Tu sais que tu es complètement froid. Tu sens aussi que ton coeur ne bat plus.

Intrigué Egide lui répond : - Mais comment savez vous tout celà.

-Par ce que je suis comme toi, je suis un vampire. Je ne me nourris que de sang. Je vis la nuit. Le soleil pourrait me tuer.

Egide niait ce qu'il venait d'entendre , il refusais cette idée. Il s'installa dans un coin de la grotte. Celle ci était ornée de multiples vases romains. Il trouvait aussi quelques statues étrusques. Les toges étaient posées dans un coin. Un peu plus loin,. il trouvait des objets qui dataient d'une époque plus récente mais qui semblaient quand même dater du siècle d'avant la naissance d'Egide. Interloqué, les propos de Sorgue lui revint à la mémoire:

- Ainsi tout ce qui est ici est à toi?

- Ce sont des objets que je colectionnes depuis que je suis devenu un vampire.

- Ainsi vous disiez donc vrai.

- Je t'ai choisi par ce que je savais que tu comprendrais vite. Celà fait un moment que je te suis. Que j ai pu voir ton habileté et ton intéligence. Celà fait un moment aussi que j ai compris que tu pourrais être mon compagnon pour quelques années. Ne crois pas que je t'ai choisi par hasard. Tu as la grâce d'un félin. Pas n'importe laquelle mais celle qui te fait être à l'affut, celle qui te permet d'être un chasseur, d 'une extrême prudence et d'une extrême vélocité. Maintenant que tu l'as accepté, ton apprentissage sera plus facile.

- J'ai une famille, je veux vivre aupres d 'eux et si je refuse de vous suivre

- Tu n as plus le choix, de toute façon, la journée n'est plus pour toi et je t'offrirais un mirroir. Peux de personnes ne nous verraiens sans s'enfuir ou qu'ils leur viennent une haine inextricable. Tu comprendras vite que notre mode de vie n est plus très humain non plus. Viens il faut que je t'apprenne encore d autres choses.

Egide et Sorgue marchérent donc dans la forêt. Ils étaient aussi discrets que fauves, à l'affut, prêts à chasser. Les animaux étaient effrayées par les deux êtres qui ne répondaient pas aux lois de la nature. Les loups se réfugiaient dans leur taverne. Certains imprudents continuaient cependant leurs activités. Egide et Sorgue se camouflaient à la vue perçante de toutes les créatures. Sorgue d un coup bondit sur deux lièvres. IL prit le premier à la gorge et lui montra comment s'y prendre :

- Tu commenceras à te nourrir ainsi, quand il sera temps je t'apprendrais comment choisir des proies plus importantes, comme les humains.

- Jammais je ne goûterais à ses proies là.

- Tu sentiras toi aussi le goût du sang et il faudra bien que tu survives.

Posté par lionelkenny2 à 22:50 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Quand la brume se posait, Egide se souvenait

    Je n'avais pas vu que tu avais repris...
    On attend la suite, c'est passionnant.

    Posté par AURORA, 23 avril 2006 à 03:01 | | Répondre
  • aurora: sur plusieurs projets d ecritures il faut faire des priorités

    Posté par lio, 26 avril 2006 à 17:51 | | Répondre
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