22 mars 2006

egide daphné keldun II

Dans la forêt où était né Egide, quelques siecles auparavant, juste a quelques pas de celui ci, un être étrange était dans une profonde méditation:

"Toutes ces legendes sur la forêt... . . Un archaïsme qui me dépasse un peu. S'ils en savaient toute la réalité . Les villageois remarquent bien des morts suspectes. A cause de nous, ils feraient des cauchemards ou des insomnies. Mon histoire à moi, commence à la Rome antique. Celui qui m a donné la mort, m a entrainé vers une vie que je ne soupçonnais pas. A cette époque, la vie en ville semblait plus facile mais aujourd'hui je me cache en forêt.. Je suis entre le prince errant et l'ermitte. L'agressivité des villageois ne me pemettrait pas de vivre parmi eux. J'habite dans une grotte que j'ai transformé en palais. Quel retranchement pour un être de la nuit . Je suis toujours à la recherche de proies egarées. Quel malheur pour l'humain qui ose traverser mon domaine la nuit. Je suis l'ombre derrière les voyageurs. On m 'appelle Sorgue. J'ai appris à tuer avec douceur. je ne tue que les humains qui ont l'audace de dormir ici.

Egide ne sait que je le suis depuis quelques mois maintenant, je lui augure une grande destinée. Si je ne cache pas mes traces, il serait capable de me découvrir avant que je ne le veuille Ces qualités de chasseur lui permettraient de s'adapter parmi nous et j'irai jusqu'à dire de transformer le destin de manant en celui de seigneur s'il en a l'ambition. Je suis sur que c est un cadeau que je lui ferai. . Il n'est pas superstitieux, ce qui est une grande qualité pour ce que je veux lui faire découvrir, pour le présent qu'il mérite. Il a besoin d'un maître pour développer toutes ces qualités. L'instruction manque d'éclat ici. Je pense à toute la douceur du geste, même si celui ci peut sembler violent. Je n'ai pas besoin d'un compagnon, je ne souffre pas de solitude, mais cet humain me donne envie de l'instruire même si cette instruction passe par une petite mort. J'attend la bonne occasion, le moment propice, celui où tous les elements seront réunis."

Daphné débarqua donc à New-york. Il faisait jour, le soleil resplendissait, quand elle sortit de l'aéroport pour se rendre sur son lieu de travail. Le jaune de New york était resplendissant. Elle avait eu la chance d'arriver un jour sans pluie. Elle ne sentait pas trop le décallage horraire, elle vivait deux vies. Le sommeil était devenue une notion abstraite depuis longtemps. Elle portait donc des lunettes pour cacher ces cernes. Il était midi, elle alla donc prendre un sandwich sur central park. Elle voyait les hommes d'affaires le traverser. ces beaux golden boys. certains blonds au yeux bleus, d 'autres bruns aux cheveux longs et aux yeux marrons. Apres avoir été sur ce site de fouille, elle humait les odeurs de la ville. Les odeurs de friture même et celle de gaz d'échapement. Elle savait la chance qu'elle avait de vivre une vie si pleine. Si ressemblante à celle d' une héroïne de roman. Elle avait aussi quelqun à rejoindre ici, la respiration de la ville lui procurait une grande joie intérieur. Elle attendait paisiblement dans le parc qu'il soit l'heure de rentrer au bureau, mener sa vie de femme ordinaire. Elle souriait devant ce mot qui n avait pas beaucoup de sens en tout cas pour elle.

Par une nuit sans lune, Egide s'aventura, un peu plusque d'habitude dans la forêt, il devait poser ses pièges de plus en plus loin. Les branches se faisaient de plus en plus touffues. La fôret était de plus en plus sombre. L'atmosphère devenait pesante. Le brouillard commençait à faire son apparition, les sons étaient étouffés. Il entendait bien quelques chiens, au loin, mais n y faisait pas attention.

Pour Sorgue, la nuit propice était venu, dans une athmosphère si particulière, son apparition serait encore plus extraordinaire. Il guettait depuis un moment la moindre erreur d'Egide. Il préssentait que ce soir, il défaillerait. Peut être qu' avec une part de destin en sa faveur, Egide le verrait tout de suite comme un héros et maître.

"Tu va enfin être au meilleur de tes capacités dans les meilleurs des circonstances" pensait il à l'intention de son nouvel éleve.

"Où sont ces chiens?" pensait egide ne se doutant pas de la dramaturgie des èvènements en cours. Soudain, surgit un Levrier qui se mit à le courser. Son maître sur un cheval était alerté de ce qu'il se produisait. Enhardi par l'idée de s' amuser un peu plus que d'habitude, lui vient une pensée qu'il partagea avec les autres chasseurs de la cour :

" Nous ne rentrons pas bredouille, partons à la chasse à l'homme. Ce manant souille nos terres!"

Sorgue qui observait la scène sans se faire voir était entre l'espoir de pouvoir sauver son futur éleve et la peur qu'il ne soit tué avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit. Il avait cependant assez confiance en ces capacités et en celle d'Egide pour penser que son plan aboutirait. Il sentait déja monter en lui de la rage contre ces humains qui osaient s'aventurer sur son téritoire.

Egide se rendit lui même, dans le piège qui lui était tendu. Il ne conaissait qu'un de ses ennemis et pourtant deux étaient entrain de l affronter. C'est tout naturellement qu'il s approcha de la grotte.

A ce moment le chien vint l'attraper au cou. Avant même que le cavalier fit son apparition, Sorgue avait envoyé le chien au loin. Il retomba assomé. Sorgue portait une cape noire. Ses cheveux de jais et ses yeux rouges le faisaient ressembler à un corbeau. La bête, avait rallonger son nez et rendu ses yeux plus perçant. A sa vue, le cheval se cabra. le cavalier sentait qu il ne maitrisait plus sa monture, ce qui fit sourire le vampire. Un peu glacé, mais ne pouvant détacher son regard de cet être étrange, le cavalier eu peur pour sa vie. Sorgue était toujours satisfait de l'effet qu'il produisait chez les humains. Surtout sur ceux qui avait la prétention de se croire anoblie. Il ne les aimait guère et encore moins ceux qui pensaient pouvoir jouer avec la vie de certains autres. Non pas qu'il avait de la compassion pour les plus faibles mais qu'il n'aimait pas la cruauté gratuite. " un vil coportement humain" pensait il. Il se posta devant le seigneur, il semblait soudain mesurer deux têtes de plus que lui, il gronda comme si le tonerre semblait doué de mots. Il avait déja utiiser cette voix là pour faire fuir ses enemis les plus pleutres :

"- Ici, tu es chez moi, prend cette bourse en dédomagement pour ton chien. Dépêche toi! Tu en sais déjà trop."

Cette bourse qu'il lui envoya, alors qu'il savait bien que le seigneur n en avait pas besoin, était comme l'aumône faîtes à un pauvre. Sorgue prenait un malin plaisir à le rabaisser. Comprenant ce geste le seigneur regarda la bourse et partit sans la prendre. Il fila sans en demander plus, déjà heureux de rester en vie. Egide était à moitié mort, La carotide était tranchée, le chien avait profondément enserré sa machoire autour de son cou. Sorgue, avec un peu de salive sur le doigt, lui referma sa blessure. Egide n avait presque plus de sang.

Sorgue pris le poignet du jeune homme dans sa main. Il lui déchira sa chemise. Egide, semi inconscient, ne résista pas. Le magnétisme du vampire agissait comme dans un rêve. Sorgue vint délicatement poser ses levres sur ce poignet. Il appréciait la chaleur du sang dans les veines d'Egide. Quand ce plaisir était à son paroxysme, il lui planta ses canines. il but quelques gorgées, Egide se trouvait maintenant dans un délicieux état de conscience éveillé. Bien qu'il eprouvait de l'incompréhension, il se trouvait lié à cet être etrange, qui n avait même pas besoin d utiliser la force, tant son charme opérait. Egide se sentait faiblir, et avoir une boule chaude dans le ventre qu remontait le long de tout son corps et qui produisait de l'electricité dans sa colonne vertébrale. Le Vampire but encore. Les pupilles de sa victime étaient dilatées. Egide qui n avait jammais touché de femmes, pouvait vivre, la tension qui s emparaient de deux êtres qui s'unissaient. Il semblait même tériblement et etrangement attiré par cet homme. Il voulait lui offrir ces levres. Il eprouvait des sensations jusqu'àlors inconnus mais agréablement étourdissantes. Au moment où il ressentait un plaisir mystique, de fusion avec l'univers et son partenaire, il s'évanouit. Quand Sorgue l' avait presque completement vidé de son sang, il le réveilla et le fit boire son propre sang. Ce sang avait la capacité de lier l'être qui le buvait au vampire. L'autre devenait donc serviable et sous les ordres du premier.

Egide était un peu dégoûté au début par le geste et par le goût, mais voulait plaire à son maître. A cet irrésistible attirance se mêlait un peu de haine mais qu'il ne comprenait pas . Haine et désir suscita chez lui une passion surhumaine. Apres quelques gorgées mieux déglutit, il commençait à apprécier le sang et ses différentes nuances. Il avait l'impression d encore mieux connaitre son bourreau et amant. Le plaisir que Sorgue prenait à l étreindre. Un plaisir, un peu sauvage, fait de possesions et d envies. Il sentait battre le coeur de son maître. Fasciné, il pensait pouvoir maitriser les battements de celui ci. Il visualisait le sang dans les artères. Ces conaissances de l'être le fascinait.Il se calla sur ce rythme quand Sorgue brutalement le dégagea.

" - J esperes que tu apprécies tu ne pourras désormais boire plus que ça lui dit Sorgue quand Egide était assez conscient.

- Mais que m'avez vous fait lui demanda Egide

- Tu le sauras bien assez vite mais pour l'instant, je te conseille de rester avec moi.

- Mais je suis froid, je vis, mais je sens différement mon corps.

- je te l'ai dit tu comprendras, viens donc t installer en ma demeure" Sorgue lui désigna la grotte.

Pour Egide, tout était nouveau. Il contemplait le monde avec d'autres yeux. Il voyait des signes dans la forêt comme dans un livre ouvert. Tantôt lui apparaissait de nouvelles nuances de couleurs, tantôt il avait conscience des lois de la nature. Sa vue c'était fait plus fine, il pouvait voir un lapin camoufflé dans les buissons. Son odorat lui permit de prendre conscience qu'un cerf n était pas loin. Son ouïe lui permit d entendre le bruit des chats sauvages sur les feuilles. Il resta plusieurs heures devant l'entrée de la grotte. Si bien que le noir de la nuit devint gris.

Sorgue lui dit donc, souriant : - il est temps que tu rentre dans ta nouvelle demeure maintenant

- Mais j'habite plus loin, dans le village là bas.

- Plus maintenant. Je vais te donner deux ordres qui te permettrons de survivre , d'autres suivrons : Approches toi le moins possible des humains, et ne laisses pas le soleil te toucher de ses rayons.

Devant le ton de Sorgue, il ne pouvait lui désobeïr. Egide pensait qu il fallait mieux faire ce qu'il lui disait. Ils rentrèrent tous les deux enfin dans la grotte.

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